Palmiste rouge

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Palmiste rouge
Palmiste rouge

Le palmiste rouge (Acanthophoenix rubra) est un Arecacées endémique des îles Mascareignes à grandes feuilles pennées et épineuses, dont le cœur du bourgeon terminal, ou chou-palmiste, est très apprécié des gourmets pour son goût délicat. C'est le seul représentant du genre Acanthophoenix.

[modifier] Description

Ce palmier peut atteindre une douzaine de mètres de hauteur. Le tronc unique est assez fin (jusqu'à 20 cm de diamètre) et parfois évasé à sa base (en “pied d'éléphant”).

Les feuilles sont grandes (longues de 2 à 3 m), et dans certaines localités elles présentent un port en drapeau caractéristique (les pennes sont retombantes de chaque côté de l'axe de la palme, le rachis). La base des feuilles au niveau de la gaine est garnie de grandes épines noires de 5 à 10 cm de longueur ; le limbe porte aussi des épines, plus petites et plus espacées. Les jeunes individus sont très épineux alors que les sujets développés le sont beaucoup moins. Ce sont aussi les jeunes plants qui manifestent au niveau de la base des rachis la coloration nettement rouge d'où la plante tire son nom vernaculaire. La gaine foliaire chez les individus adultes conserve une teinte gris-brun plus ou moins rougeâtre, mais ne suffisant pas toujours à marquer la différence avec d'autres espèces de palmiers.

Les grappes florales (en panicules) se forment dans un étui lui-même à l'abri derrière la gaine foliaire d'une palme ; les inflorescences ne sont ainsi libérées et ne s'épanouissent que lorsque la palme tombe. Les arbres sont monoïques et une inflorescence ne porte des fleurs que d'un même sexe. Les fleurs mâles sont odorantes et très attirantes pour les abeilles. Les fruits sont des petites dattes violacées pulpeuses de 1 à 2 cm de longueur consommées par les oiseaux, qui assurent la dispersion des graines.

[modifier] Distribution

C'est une espèce des forêts humides de La Réunion] et de Maurice, à large amplitude écologique que l'on peut rencontrer de 100 à 1.500 m d'altitude. Ele a été récemment découverte à l'île Rodrigues. Elle était apparemment commune avant la colonisation humaine des Mascareignes mais elle a presque entièrement disparu des paysages forestiers après avoir été exploitée à outrance pour son chou-palmiste comestible. Elle ne subsiste plus que dans les zones escarpées et difficiles d'accès, ou parfois à l'état juvénile en sous-bois grâce à la dispersion des graines par les oiseaux. Le palmiste rouge est cependant aujourd'hui largement cultivé à la Réunion dans les jardins familiaux ou dans de petites expoitations agricoles, principalement sur les communes de Sainte-Rose et de Saint-Philippe.


[modifier] Culture

La récolte systématique dans la nature du chou de tous les palmistes rouges accessibles ayant provoqué la grande raréfaction de l'espèce (la coupe du bourgeon terminal unique entraîne la mort du palmier alors que celui ci est âgé de plusieurs années à plusieurs dizaines d'années), les populations et les institutions s'intéressent alors à la mise en culture de l'espèce.

Les premières tentatives sont forestières, elles visent à imiter la nature : on replante de jeunes palmistes en sous-bois et on laisse le temps faire son œuvre. La technique est peu coûteuse mais peu productive, car à l'ombre le développement est ralenti.

Parallèlement, le service des Eaux et Forêts dans les années 1950 entreprend à l'entrée de la forêt de Bébour un véritable projet de plantation de production. Mais le choix de cette localisation n'est pas le plus pertinent. Avec l'altitude et la fraîcheur qui en découle, la croissance est lente et faute d'une surveillance constante, les vols à répétition ne permettent pas non plus de maintenir la plantation.

Plantes potagères
Plantes fruitières